Planet Surf Camp Fuerteventura

« Surf more, travel more, worry less »

C’est la devise de Planet Surf Camp de Fuerteventura, où j’ai passé une semaine de vacances, du 12 au 19 juin.
Tout d’abord, afin d’être complètement transparente avec vous, je vous explique pourquoi et comment je suis partie là bas. En mars, cela faisait quelques semaines que je commençais à me renseigner sur les différentes destinations ensoleillées pour surfer, bronzer, chiller. Au même moment, Planet Surf Camp me contacte et me propose de partir tester un de leur spot, soit en France au Surf Camp le Pin Sec, soit à Fuerteventura. J’ai évidement choisi les Canaries : quitte à partir, autant partir loin et au soleil ! Voici le « deal » que j’ai passé avec Planet Surf Camp : ils m’ont offert à moi & un +1 une semaine d’hébergement + 20h de cours de surf (au prix de 199€ par personne sur cette période de l’année – de mai au 15 juillet), et en échange, je communiquais sur ma semaine, sur Instagram et sur le blog. Ce que j’aurais sans doute fait même sans partenariat. Toutes les autres dépenses (avion, navette, sorties, activités, surf lesson en plus, food & co) étaient à notre charge. Pour ce qui est du « traitement », pas de programme « spécial blogueuse » : nous étions des « normal guests » et c’était très bien comme ça ! Voilà, comme ça, vous savez tout sur la nature de ce partenariat, et je peux commencer à vous raconter ma semaine.

Planet Surf Camp à Fuerteventura

Planet Surf Camp à plusieurs surf camps un peu partout dans le monde. Celui des Canaries se trouve sur l’île de Fuerteventura, à Corralejo, une petite ville au nord de l’île. La promesse : du soleil, et des vagues toute l’année. L’île est réputée pour être un des meilleurs spots de surf, surtout en hiver. Peu importe la période, il y a toujours un spot avec des vagues. Il y aussi beaucoup vent, donc pas mal de Kitesurf & Windsurf. Le paradis pour les riders.
J’ai vraiment été surprise par l’île qui est à la fois volcanique, désertique, mais avec des très belles côtes. Les zones de surf sont canons, et au milieu de l’île, c’est souvent des no man’s land.
Le Surf Camp se trouve à 15 minutes à pied du « centre ville » de Corralejo, dans une zone assez calme. La plage pour bronzer est à 10 minutes, et on prend la voiture pour aller trouver le meilleur spot de surf du jour.
Vous pouvez retrouver toutes les informations et tarifs ici : Planet Surf Camp Fuerteventura
 
Niveau météo, le soleil est présent et tape très fort. Attention à mettre de la crème solaire les premiers jours et tous les jours au surf : visage, pieds et mains pour éviter les gros coups de soleils. Nous avons apparement eu une semaine assez nuageuse. C’est vrai qu’il faisait gris (mais chaud) le matin, et cela se découvrait en début d’après midi. Honnêtement, c’était pas plus mal, car le soleil est tellement fort que quelques heures par jour, c’était presque suffisant.

Transports

Une fois notre semaine bookée avec mon amie Emmanuelle, nous avons pris nos billets d’avion. Départ et retour des mardi pour éviter de payer trop cher. En prenant nos billets en mars, nous avons payé 200€ AR chacune, en partant avec Vueling. Paris CDG à Fuerteventura, vol direct de 4h.
Départ mardi matin à 7h. Une fois arrivée à l’aéroport de Fuerteventura, je me suis rendue compte que j’avais oublié de réserver la navette pour aller jusqu’à Corralejo. Il faut la réserver 72h avant le départ. Deux autres options : le taxi, super rapide mais dans les 60€, ou prendre 2 bus pour moins de 5€ par personne au total. Le choix était vite fait. Nous avons un peu galéré avec le bus, mais finalement nous sommes arrivées à destination vers 12h30, sans nous être perdues ! Pour le retour, nous avons anticipé et réservé la navette : 7€ par personne, et elle passe vous prendre à côté du Surf Camp, et vous dépose directement à l’aéroport. Très pratique !
Il me semble avoir vu qu’on pouvait aussi louer une voiture pour la semaine, à l’aéroport, et que les prix étaient plus que raisonnables. Si vous avez prévu de partir à plusieurs, cela peut être le bon plan, vous êtes complètement indépendant pour aller et venir à l’aéroport & pour visiter l’île dans la semaine.
Une fois à Corralejo, nous avons aussi parfois pris le taxi, lorsque nous avions la flemme de marcher jusqu’au centre : 3€ par trajet, ça vaut le coup !

Hébergement & host team

Le Surf Camp ressemble à une grande maison commune. Il y a une grande terrasse, et une sorte de cours / jardin. A dispo : billard, table de ping-pong, grandes tables, des fat boys et des lits / canapés pour bronzer tranquillement. Il y a aussi une toute petite piscine mais elle était cassée lorsque nous étions là.
Au sous-sol, il y a aussi une immense salle télé, avec un rétroprojecteur pour faire la sieste au frais.
Les chambres sont généralement des chambres de 4 ou 8. Il y a également des chambres simples ou doubles, mais elles sont plus chers. Nous étions dans une chambre de 4, assez petite, avec 2 lits superposés & une salle de bain. C’est petit et sommaire, mais il y a des grands placards qui permettent de ranger ses affaires. Franchement, vu le peu de temps passé dans la chambre, il n’y a pas besoin de tellement plus. Il faut juste être ok pour partager sa chambre avec des inconnus, filles ou garçons (les chambres sont mixtes).
Pour la cuisine, chacun a son étagère dans le réfrigérateur & un placard attitré. Il faut également mettre son nom sur sa food, sinon, sans nom, ça disparaît assez vite… La cuisine est très bien équipée, et chacun se prépare ses plats à toutes heures de la journée : entre les allemands et les espagnols, imaginez le décalage entre les heures de repas.. La règle : faire sa vaisselle tout de suite après.
Le camp est géré par un Responsable du Camp et une bande de « teamers » qui apparement change assez régulièrement. C’est des jeunes de toutes nationalités qui sont là pour accueillir, faire le ménage, et répondre aux petites questions. Au Camp de Fuerteventura, il n’y a pas vraiment d’organisation, chacun fait sa vie, et peu d’activités communes sont organisés. On est loin des « gentils organisateurs » du Club Med. C’est peut-être le petit bémol que je mettrais : j’ai trouvé ça un peu dommage que les teamers ne soient pas plus impliqués dans la vie de la Surf House. Je peux comprendre que voir des gens venir et partir toutes les semaines ne facilite pas la chose, mais un accueil un peu plus chaleureux ne serait pas de trop. Après, chacun fait sa vie et c’est très bien comme ça.

Les cours de surf

Il y a un cours par jour, du lundi au vendredi. Si l’on souhaite aussi prendre un cours le samedi, c’est à payer en extra (ce que j’ai fait, pour 45€). Je l’ai fait car comme nous avions cours « que » mercredi, jeudi, vendredi et lundi, je voulais avoir 5 sessions sur la semaine. Mais si vous restez du samedi au samedi, vous aurez bien 5 cours sans prendre d’extra.
Les cours se font par groupe de 8 maximum. Les groupes sont faits en fonction des niveaux : débutant ou intermédiaire. Et les spots sont également adaptés au niveau du groupe. Les groupes avec le nom du Surf Instructor & l’heure de la session sont affichés à 19h la veille pour le lendemain. Cela peut être à 8h, comme à 11h, comme à 15h30. Pas de règle, c’est un peu la surprise à chaque fois. Cela dépend souvent des conditions de chaque spot & des marrées.
Emmanuelle et moi, nous avons commencé dans le groupe débutant, avec notre moniteur Gerard. Les cours se font en anglais, comme toute la vie au Camp d’ailleurs. Donc c’est quand même mieux de parler / comprendre un minimum anglais si vous partez à Fuerteventura.
À l’heure de la session, rendez-vous devant la Surf house avec une combinaison (prêtée par le camp) et une planche : des « soft boards » pour commencer : il y a une sorte de mousse dessus pour éviter de se faire mal. Le prof charge les planches sur le toit du mini van, et c’est parti !
Au début de chaque cours, on nous explique le spot, le fonctionnement des vagues, du courant. Puis on s’échauffe, et on apprend à se lever sur la planche dans le sable. Au fur et à mesure des sessions, le prof corrige des choses qu’il a vu dans l’eau, des conseils, de nouvelles techniques, etc.
De mon côté, j’avais déjà fait un peu de surf quand j’avais 16/17 ans en Bretagne mais cela me semblait bien loin. J’ai donc recommencé presque à zéro. Les 3 premières lessons se font souvent sur la plage de Cotillo, une belle plage de sable où l’on a pied longtemps, ce qui permet d’économiser son énergie (versus ramer pour remonter les vagues tout le temps). J’ai finalement assez vite retrouvé mes sensations et j’ai réussi à me lever assez rapidement. On commence dans la « white wash », la mousse blanche des vagues une fois qu’elles se sont cassées. Puis une fois qu’on est un peu plus à l’aise, on essaie de prendre des « green waves », celles qui n’ont pas encore cassé. C’est les meilleures, même si elles sont petites au début.
Le samedi, pour ma 4ème session, Gérard nous a emmené sur un nouveau spot « niveau intermédiaire », à Punta Blanca. Il s’agit d’une baie de rochers, avec un fonctionnement un peu plus technique. Il faut bien comprendre le spot pour ne pas se mettre en danger, nous ou les autres et pour ne pas se fatiguer pour rien. Il y a la zone du « Channel » là où les vagues ne cassent pas et où on peu remonter facilement et attendre de prendre une vague, et la « break zone », là où les vagues cassent, et où les gens surfent. Il ne faut y aller que si l’on est prêt à pendre une vague. C’est assez important, surtout si il y a du monde sur le spot. Et surtout, sur ce spot là, on n’a pas pied, il faut donc sans cesse ramer. Plus fatiguant pour le dos, les bras et le cou, mais beaucoup plus fun également. J’ai adoré ! Et j’ai réussi à prendre des vagues assez cool. A la fin de ma dernière session, j’étais capable de tourner des deux côtés et de jouer un peu avec la vague.
Sans me jeter des fleurs, j’étais plutôt contente d’être sportive toute l’année : ma condition physique m’a permis de me fatiguer moins vite et d’être plus efficace au moment de ramer. À part au cou, je n’ai pas vraiment de courbature. Vive les gros bras haha !
Mais pas de pression : chacun évolue à son niveau et le prof est là pour donner des conseils personnalisés à chacun d’être nous. L’important est de se faire plaisir !
La session dans l’eau dure environ 2h. Le temps d’y aller et de rentrer, de charger et décharger le matériel, cela prend un créneau de 4h. Et nous, avec Gérard, on allait souvent déjeuner / goûter tous ensemble juste après, pour ne pas avoir à cuisiner à la maison.
Je n’ai pas exploré cette piste la, mais il me semble qu’il y a aussi la possibilité de louer une planche pour la semaine si l’on souhaite aller surfer de son côté. Mais il faut mieux avoir une voiture du coup !

S’alimenter

Pour la food, comme je l’ai dit, la grande cuisine est à disposition de tous toute la journée. Il y a un supermarché à 3 minutes du Camp, avec tout ce qu’il faut. Les prix sont vraiment moins chers qu’en France, on peut donc s’alimenter pour vraiment pas trop cher toute la semaine.
L’autre option est évidement d’aller déjeuner / dîner en ville. Il y a énormément de restaurants de toutes sortes de cuisine. Et c’est également beaucoup moins cher qu’en France. Pour un repas, comptez entre 7 et 12€ par personne, pour la fourchette haute. Les pintes de bière sont à 2€50, le litre de sangria à 10€. Les pizzas à 8, la glace 2 boules à 2€50, etc… Oui, je n’ai pas mangé très équilibré cette semaine. Sorry not sorry.
Pour le déjeuner après la session, nous allions dans une sorte de boulangerie avec les gens de notre cours, et je payais, pour 2 personnes 12€ pour : une grande bouteille d’eau, 4 empanadas, et 2 cafés late.
La piste du supermarché reste évidement la plus économique : tout dépend de votre budget et de ce que vous avez envie de faire.

La vie en communauté à la Surf House

Vous l’avez compris, on vit « tous ensemble » mais de façon assez indépendante. Il y a une vingtaine d’autres guests. La moyenne d’age est entre 20 et 26 ans. Beaucoup d’allemands car apparemment l’équipe marketing est basée en Allemagne et donc toutes leurs campagnes sont faites là bas. Je l’ai dit plus haut : je pense que l’anglais est impératif pour profiter du séjour. Tout le monde parle anglais, peu importe la nationalité. J’ai beaucoup aimé, c’est chouette d’avoir l’occasion de pratiquer un peu. Hormis les allemands, nous avons rencontré des suisses, un anglais, un italien, un espagnol, une tchèque, un hollandais…
Au niveau de l’ambiance, je m’attendais peut-être à quelque chose de plus festif. Je pense que cela dépend des semaines et des autres guests. J’en conclu qu’il faut partir sans trop d’attente sur ce point si vous partez seul(e) : cela peut être une semaine où vous allez vous reposer avec des bouquins et des films, ou bien une semaine de teuf si vous tombez sur des gens cool. Ou bien le mélange des deux.

Journées, activités, sorties

Les journées sont donc rythmées en fonction des cours de surf. Le reste du temps, c’est « free time ». A chacun donc de s’occuper comme il l’entend. A la Surf House, il est possible de louer des vélos ou des planches de skate pour 3 fois rien. Dans le centre, il y a également plein d’autres activités proposées : excursions, sports d’eau, bars, shopping, etc.
Moi j’ai profité des temps libres pour lire, faire la sieste, bronzer, et aller courir. Je suis même partie en sortie longue pour monter en haut du volcan près de la maison. Ne rien faire, c’est pour moi les vraies vacances ! Aucune obligation sur la semaine. Le kiff.
Dans la semaine, il y a 3 activités proposées par Planet Surf Camp : mercredi soir, barbecue pour tout le monde à la Surf House. Le vendredi soir, un dîner au restaurant avec tout le monde. Et le week-end, une excursion sur la petit île d’en face, Lobos. Nous avons tout fait, et c’était très cool !
Nous sommes aussi allé dîner assez souvent dehors, et testé différents bars et boîte. La vue nocturne y est plutôt chouette ! Il faut aimer la musique espagnole par contre…
EDIT : il y a aussi des cours de yoga proposés presque tous les jours sur la terrasse de la Surf House. Je n’en ai pas fait, mais cela avait l’air bien. Il faut simplement envoyer un message à la professeur 24h avant pour qu’elle vienne : vous pouvez réserver vos cours de Haltha Yoga avec Ania pour seulement 30€ (5x1h30). C’est donc carrément accessible, surtout que si vous êtes le / la seul(e) à réserver le cours, c’est un cours particulier ! Le top !

Pour conclure

J’ai vraiment passé une super semaine. Et j’ai déjà envie de repartir. Je suis plutôt du genre un peu anxieuse à l’idée de voyager seule, partir vers l’inconnu. Cette fois ci, j’étais avec ma super pote Manu, mais j’ai réalisé que j’aurais aussi pu m’en sortir toute seule. J’ai réalisé que je ne l’avais pas assez fait, même pendant mon Erasmus, et que j’en avais vraiment envie maintenant. En parallèle, j’ai eu sans surprise un coup de cœur pour le surf. J’ai donc déjà en tête de réserver dans un autre Planet Surf Camp en août, seule cette fois ci. Et j’ai trouvé une nouvelle raison de mettre des sous de côté : partir quand je le peux pour découvrir des nouveaux spots de surf et voyager. C’est très cliché haha, mais j’ai vraiment été séduite par l’esprit et l’atmosphère tellement « cool » de l’endroit. Je comprends totalement ceux qui choisissent cette vie là : vivre de bonnes vagues, de soleil, et de good vibes, ca fait rêver. J’aime ma vie parisienne, mais je trouve ça chouette de pouvoir combiner les deux et partir dès que l’on peut. Prochaines aventures en août donc !
Voilà pour ce long article recap. J’espère qu’il aura répondu à toutes vos interrogations. Vous pouvez aussi regarder ma story à la une « Surf » sur Instagram pour retrouver ma semaine en images.
Je vous fais des bisous
A très vite
Mathilde

Easy life

Comments

  1. Laurine

    Hey Mathilde !!

    Ton article est juste au top !! bravo !!
    J’adore ta façon de vivre ! tu as bien raison , il faut profiter , oser , apprendre!
    Garde le smile 😉 Hâte de suivre tes prochaines aventures.
    Bisous et continue , ne t’arrête pas !!!

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