Compte-Rendu: les 20km de Paris, on fait la Belle ?

Les 20km de Paris, 3.0 !
Et oui, cette année, c’était la troisième année consécutive que je prenais le départ de cette course, qui pour moi, est la plus belle de Paris.

C’est ma course préférée. Celle que je n’ai vraiment pas envie de rater. C’est un peu une tradition avec ma maman (je radote haha. Vous pouvez retrouvez toute l’histoire sur mon compte-rendu de 2014&2015 ici). Pour résumer, en 2014 j’ai adoré. 1 pour moi ! En 2015, ça a été plus compliqué … 1 partout ! Cette année, on devait faire la Belle avec cette course !

Cette année, j’ai pris mon dossard super tôt, en mars, juste après le Semi de Paris, car j’étais super fière de pouvoir m’inscrire en Sas préférentiel 2 grâce à mon chrono. Ma maman a pris son dossard un peu plus tard, alors qu’elle avait dit l’année dernière que c’était la dernière fois … #tuparles !

Puis en août, j’ai gagné un dossard grâce à un challenge sur Running Heroes, que j’ai offert à Arthur.

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Une nouvelle fois, j’allais être entourée des personnes qui comptent pour cette course.

J’avais dit que je préparerai cette course proprement, car j’avais envie de faire mieux qu’à Nantes (1h37’22 sur le semi) : je voulais faire moins de 1h33 cette année (vs 1h45 en 2015 et 1h48 en 2014). Sauf que finalement, je n’ai pas eu envie de suivre un plan d’entraînement. Pour être franche, essayer d’en suivre depuis juillet m’a un peu dégoûté… J’ai préféré courir comme je le faisais avant, sans trop de pression. J’ai pas mal relativisé sur ma pratique depuis quelques semaines. Du coup, j’ai aussi adapté mon objectif à mes entraînements : moins de rigueur, un peu moins de résultats. 1h35, c’est déjà super bien. En tous cas, j’avais hâte !

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Le samedi, rendez vous au village avec ma maman pour aller chercher notre dossard. Petit rituel pour la 3ème année donc ! Le village est chouette. On fait quelques photos, on se renseigne sur les Sas de départ, on papote et on fait des câlins au chien de Squad Runners. Puis, on passe au Vieux Campeur pour acheter quelques gels (pour le lendemain pour ma maman, à tester plus tard pour moi), et des barres Cliff #miam !

Le soir, c’est soirée en amoureuse avec ma maman. On se prépare un plat de pâtes avec un gratin de légumes Picard, qu’on mangera devant Free To Run (un film trop cool à voir absolument) ! Ce qui nous donnera une mega pêche pour le lendemain.

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Dimanche matin, 8h. Petit déjeuner classique d’avant course : des tartines de beurre de beurre salé avec du miel. On a prévu de partir à 9h de la maison, afin que je retrouve Arthur vers 9h20 car notre Sas Prefétiel 2 part à 10h. Ma maman, elle, ira déposer nos affaires chez mes grands-parents qui habitent pas trop loin du départ (un luxe d’éviter les consignes) et passera par le stade pour rejoindre son Sas qui partira 30 minutes après.

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Je retrouve Arthur, et vêtus de nos plus beaux sacs poubelles, direction le Sas. Je retrouve Kevin et Caroline qui ont aussi prévu de viser 1h35. Kevin sera notre meneur d’allure. L’idée est d’être en dessous de 4’45/km en moyenne pour atteindre notre objectif. Arthur lui, vise 1h30 et partira devant.

Le départ est donné presque à l’heure, on s’élance sous l’arche. Et là, c’est le drame. Enfin j’exagère mais ça a été pas mal handicapant : gros bouchon pendant 1km, car le parcours était un poil trop étroit. On piétine, on marche même un peu. Vitesse moyenne sur le 1er km : 5:40 ou 6 je crois… Une bonne grosse minute de perdu, qu’il va falloir rattraper sur le reste du parcours.

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Kilomètres 2, la fameuse montée de l’avenue Marceau… Rien de bien méchant, mais avec un rhyme plus soutenue, elle pique un peu. On arrive sur l’Arc de Triomphe, puis c’est une ligne droite jusqu’à Boulogne. Le 4eme kilomètre de passe bien. Le temps est superbe et la température comme il faut. Je regrette un peu mon manche-longue. Je passe le 5ème km en 23’53. Premier ravitaillement, je prends une bouteille d’eau, dans laquelle je bois quelques gorgées. Pour l’instant tout va bien, mais je ne sais pas pourquoi, je ne le sens pas, je ne suis pas aussi à l’aise que sur mes courses précédentes.

Kilomètres 6, 7, 8… Kevin et Caroline maintiennent l’allure, je m’accroche, mais j’ai déjà les cuisses comme du béton, et mon cardio n’est pas au top. L’année dernière j’avais décroché au 8eme kilomètres pour les mêmes raisons. Pas cette année ! 10km, 47’33 minutes. Si je tiens la même allure, Je termine en moins de 1h35. Ravitaillement, un peu de sucre et un abricot sec, un verre d’eau (à vrai dire je ne me souviens plus…). Je réussis à talonner Kevin & Caroline, et grâce à une petite accélération je me remet à leur niveau et j’y reste jusqu’au km12 à peu près.

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Très paradoxalement, j’ai le corps qui souffre, j’attends le moment où je vais craquer, mais je ne peste pas. Je suis « bien » mentalement, je suis dans un bon mood, contrairement à mes anciennes courses difficiles. Je veux y arriver, et c’est cette petite voix qui me fait « kiffer » ma course. Voir que j’ai énormément progressé à ce niveau me rend heureuse.
Kevin nous dit qu’on est dans le timing pour moins de 1h35. Si il le dit..

13, 14. Je jette des coups d’œil réguliers à ma montre pour essayer de ne pas passer au dessus de 4’45 au km, par principe. Finalement, plus la fin approche, moins le chrono m’importe. Ce ne sera pas pour cette fois, pas grave. On est sur les quais, il fait beau, la la vue sur la Tour Eiffel est top, comme d’habitude. Je savoure les derniers mètres avant les tunnels, je regarde les gens. Parfois, j’essaie de savoir quelle est leur histoire running. Depuis quand ils courent, quel temps ils visent… Le RP, ça sera pour une prochaine, le but des 5 derniers kilomètres, c’est de finir sans céder, et sans m’arrêter. « Au mental » comme on dit. Même si je n’aime pas trop ce terme, car il a un côté négatif finalement.. Alors que c’est ce qui m’a fait aimer ma course !

Km 15, 1h11’22. Dernier ravitaillement, de l’eau et du sucre je crois. Plus que 5 ! Je crois que j’ai « craqué » à ce moment au 16eme kilomètre. Enfin, la motivation était toujours présente, mais impossible de maintenir l’allure pour viser 1h35. Je ne fais que ralentir ! Et ça se voit sur mon classement : j’ai perdu presque 300 places entre le 15ème et le 20ème km haha! J’étais physiquement presque à bout. Mais là, surprise, au 18,5 ou 19ème Titou me double et m’embarque avec lui, ce qui m’a permis de ne pas ralentir encore plus. Je tente un sourire pour les photographes (qui n’ont visiblement pas choisit une photo happy), et je me traîne le plus rapidement possible à l’arrivée. Je franchis l’arche en 1h36’19.

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non, je ne souffre pas, tout va bien … ou pas !

Christophe m’aide à marcher, et je retrouve Kevin arrivé 1 minute avant avec Caroline, et Arthur qui m’attendait déjà depuis 7 minutes. Je tombe dans ses bras, et j’ai du mal à reprendre mon souffle.

Au début un peu vexée d’avoir raté de loin l’objectif de 1h35, j’ai vite relativisé. Je n’aurais pas pu faire 1 seconde de moins, et je suis très fière d’avoir tenue aussi longtemps dans le rouge. Contrairement à la semaine précédente, mes jambes n’ont pas eu envie de collaborer, et courir avec des bâtons de bois ce n’est pas si facile haha !

On récupère nos médailles, se félicite, puis on fait quelques photos devant la Tour Eiffel. Arthur a l’air frais comme si avait fait un petit footing, moi je suis rouge tomate, comme d’habitude.

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On se sépare ensuite pour le déjeuner. Apres une bonne douche, je retrouve ma maman (qui fini en 2h04), mes sœurs et mes grands parents pour un bon déjeuner au resto. Pour moi, c’est une bière, un cheeseburger, un peu de rouge et des profiteroles (mon dessert préféré) ! Rien que ça haha…

Je le retrouve vers 16h, pour tester la Cryothérapie au Pôle Cryo! Une séance d’essai qui tombait à pic apres cette course ! Lui aussi a mal aux jambes (1h29 pour ses premiers 20km…normal !).

Nous sommes super bien accueilli dans l’endroit canon qu’est le Pôle Cryo. Chacun dans une cabine, en sous vêtement avec des chaussons en fourure, c’est parti pour 3 minutes à -196 degrés ! Autant vous dire que c’était très très très froid! Quand c’est fini, je mets 10 bonnes minutes à me réchauffer. On termine la séance avec un thé bien chaud. Tout de suite apres, je sens déjà que j’ai les jambes un peu moins lourdes. À J+1, j’ai quand même des courbatures, mais je n’ose pas imaginer ce que cela aurait été sans séance Cryo …

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Bilan de la course : on va dire que j’ai pris ma revanche cette année. Je n’ai certes pas battu mon record puisque à Nantes j’avais couru le semi en 1h37, mais je gagne presque 9 minutes par rapport à l’année dernière. Et surtout, je me suis prouvée à moi-même que maintenant, j’avais le mental nécessaire pour me pousser encore plus loin dans mes retranchements !

J’ai déjà hâte de recourir les 20km de Paris l’année prochaine ! Je vais peut être en faire 10, comme ma maman 😉

Et vous, pensez-vous avoir un bon mental ? Pour vous, qu’est ce qui est le plus important dans une course ?

À très vite,
Mathilde

Comments

    1. Post
      Author
      mathildedrg

      Oh je n’ai jamais dit avoir honte ! De toutes façons je pense qu’il n’y a jamais de honte peu importe le chrono 🙂 j’étais vexée sur le moment mais je suis très contente de cette course ! Merci ma belle 😘

  1. Pingback: La course à pied : ce sport ingrat qui nous veut du bien – MATHILDE DRG

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