Compte-rendu : Fitbit Semi de Paris 2017

Dimanche 5 mars, le réveil sonne à 6h. Je me réveille, plutôt en forme. La veille, je ne suis pas sortie, j’ai bu beaucoup d’eau, et mangé des pâtes. Le départ est à 9h, et j’ai rendez-vous à 8h au Chalet du Lac avec toute la team Élite adidas.

Pour le petit déjeuner, je fais un mix entre ce que je prends d’habitude et ce que j’ai pris avant le Semi de Barcelone : une grande tasse de thé, 2 petites tartines d’avocat, et 2 tartines beurres et miel, ma classique avant une course.

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6h30, je m’habille : mes affaires sont prêtes, puisque j’ai fait ma photo d’avant course la veille. Une brassière, un short, un T-shirt manches longues, le T-shirt manches courtes, des boosters Élite BV Sport, mes adizero boston chéries, la polar M200. Je prépare mon sac : tenue complète de rechange pour après la course. Je vérifie 3 fois que j’ai bien mon dossard. Et j’ajoute une sac poubelle pour me tenir chaud avant le départ. Je ne prévois rien à manger, puisque je ne suis pas familière aux gels, et que j’ai l’habitude de prendre des abricots secs aux différents points de ravitaillement.

7h, c’est l’heure de partir, j’ai environ 1h de trajet pour aller jusqu’à Vincennes. À cette heure là, il ne pleut pas encore, le ciel est presque dégagé. Ça me met de très bonne humeur. Le métro se rempli peu à peu de coureurs, et la ligne 1 de rempli vite. Je profite du trajet pour me noter mes temps de passage sur la main. Une petite tradition qui me rassure. Je vise 1h36’29, mais je note les temps pour 1h36, comme ça je me dis que j’aurais un peu de marge.

Arrivée au Chalet du lac, toute la team est là, en train de se changer. Les copains de Sentier aussi. Le débat : manches longues ou courtes ? Les deux ? Il ne fait pas très chaud, mais si il pleut, le court sera moins désagréable. J’opte au dernier moment pour mettre juste mon T-shirt manches courtes.

Adidas a fait les choses bien pour la Team Elite, et nous a prévu des « Boosters » quasi perso : des meneurs d’allure par groupe d’objectif. Il y en a pour ceux (celles surtout) qui visent 1h36/37. Personnellement, j’ai prévu de courir mon semi avec Franck, qui avait déjà fait mon lièvre sur le Fitbit Semi de Paris en 2016. Ça m’avait plutôt bien réussi l’année dernière, donc pourquoi changer ? Je dois le retrouver dans le Sas de départ.

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8h40, on part s’échauffer avec les copains de Sas et les Boosters. 10/15 minutes en trottinant, et en faisant quelques gammes. Le Sas 1h35 est vite plein. Pour le moment, il ne pleut toujours pas. Franck me rejoint quelques minutes avant le départ. 9h05, c’est parti ! Pour faire 1h36, je dois tenir une allure moyenne de 4’34 au km environ. La course contre la montre commence.

KM 1

On s’élance, dans la foule. Ça bouchonne un peu, mais ça reste roulant. J’ai fait la reconnaissance de parcours, et je sais que le début est un faux plat. J’ai du mal à trouver la bonne allure, et je passe le premier KM en 4’40. Je suis en retard, ça m’énerve.

KM 2 – 10

Mon lièvre me dit que c’est pas grave, qu’on va rattraper le retard. On accélère un peu, je jette des coups d’œil réguliers à ma montre, je tourne autour de 4’20 et 4’30. Ça me rassure. Par contre, il commence à pleuvoir vers le deuxième kilomètre. Moins cool. KM 5, ravitaillement, et petite déception / première difficulté : pas d’abricot sec ! Alors qu’il y en a toujours sur les courses A.S.O.

Je n’ai pas l’habitude de manger autre chose en course officielle, et ça me déstabilise un peu. Je refuse la banane car j’ai peur de ne pas la digérer pendant l’effort, et mange un raisin sec, mais pareil, je ne suis pas fan. Je bois quelques gorgées d’eau, et je me dis que sans manger, ça va être long, et je risque d’avoir un coup de mou.

Mais je continue, et je maintiens l’allure. Les jambes déroulent, et tant que ça passe, c’est des secondes gagnées sur le chrono final. Avoir un pacer perso à côté de moi me rassure, je sais que si je décroche, il y aura quelqu’un pour me motiver.

KM 10-12

Je rentre « dans le mal ». Deuxième ravito, toujours pas d’abricot. Et les tunnels qui commencent. Je les trouvent encore pire que ceux des courses Paris Ouest (20 KM de Paris, 10 KM Paris Centre etc). En plus des jambes qui fatiguent et le mental en grève, je commence à avoir super mal au ventre. C’est pas un truc super glamour, mais ça m’arrive de temps en temps en fin de course, vers les 18-19-20eme KM. Là, que ça arrive au 12ème, c’est super dur moralement. Il ne me reste pas 2 KM, mais 9… Je me dis que ça va passer, et pense à autre chose. Hors de question d’abonner à ce moment là.

KM 12-16

Je n’arrive pas à relancer. Je sens le manque d’énergie, peut-être parce que je n’ai rien mangé aux ravitaillement. Après les tunnels, la côte de Charenton. L’année dernière, elle ne m’avait pas gênée. Cette année, Vincent m’avait dit que la course commençait au 12ème KM. J’ai compris pourquoi. Heureusement, Franck me rassure et me dit de ne pas trop forcer dans la côte, qu’on rattrapera le temps perdu dans le bois de Vincennes. À ce moment là, on est en 4’40 au KM, je n’arrive pas à accélérer. On se prend les rafales de vents et de pluie en pleine face, c’est juste l’enfer. À ce moment, j’ai qu’une envie, c’est d’abandonner, de dire m**de au chrono, de dire à Franck de rentrer chez lui, et de finir en marchant. Heureusement, il passe devant, et « m’ouvre la route » en me disant de me mettre derrière lui, pour moins subir le vent. Pacer au top !

15ème KM, dernier ravito. Je demande de l’eau et du sucre, en espérant que ça me donne le coup de fouet nécessaire pour finir.

KM 16-20

Plusieurs choses se sont passées à ce moment là. Déjà, savoir qu’il ne reste que 5 KM, c’est cool. Ensuite, le sucre a probablement joué un petit rôle. Mais mentalement, ce qui m’a de boosté, c’est quand je me suis dit que j’étais un peu égoïste à penser qu’à moi, à râler depuis 7 KM. J’ai demandé à mon lièvre si ça allait. Réponse négative : mal au genou. Je me suis rappelée alors qu’il était quand même bien sympa d’être sous la flotte un dimanche à 10h30, avec un genou capricieux, en dessous de sous allure, juste pour m’aider à passer en dessous de 1h36’30, et que je n’avais pas trop le droit, au bout de 15 KM, de dire « j’en ai marre, on arrête, je jette l’éponge ». Lui aussi en avait marre, et ça aurait été dommage de passer un dimanche matin sous la pluie pour « rien ». J’ai donc essayé d’accélérer ou du moins de ne pas ralentir.

Vers le KM 18, la flamme de 1h35 nous rattrape. Je ne sais pas combien de temps après nous ils sont partis, mais je me dis que je ne peux pas les perdre. Je m’oblige à tenir leur rythme. Allez, plus que 3 KM. Heureusement mon mal de ventre est passé, je peux me concentrer sur mes jambes. Je tente quelques relances, mais c’est vraiment pas gagné. J’ai aucune idée de mon chrono, j’ai trop froid aux doigts pour changer l’écran de ma montre.

Le faux plat de la fin se fait vraiment sentir. Vivement qu’on en finisse. Je passe devant les photographes, impossible de faire un truc cool, un sourire, un geste. J’ai déconnecté pour terminer.

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21 KM

On passe sous l’arche du 20ème, bientôt l’arrivée. Franck me dit qu’il va ralentir et me laisser finir car il a trop mal au genou. Il me dit ne pas lâcher la flamme 1h35 et même d’accélérer pour passer devant. Ok.

1000 mètres, c’est rien, je vois l’arche en plus. J’accélère progressivement, et m’offre même un sprint final sur les 200 derniers mètres, en me disant que c’est quelques secondes de gagnées. Je passe enfin sous l’arche, c’est fini !

ARRIVÉE

1h35’55 à ma montre. Je ne veux pas crier victoire trop vite, mais je me dis que je suis normalement sous les 1h36. Franck arrive 30 secondes après, et confirme que je suis sous 1h36 ! Je suis super contente, l’objectif est normalement atteint. Ça valait le coup de souffrir un peu. On part récupérer nos punchos, nos médailles, un peu de ravitaillement, mais personnellement, je n’arrive pas à utiliser mes mains, et je ne peux rien avaler.

Autant, je n’ai pas eu trop froid pendant, mais après la course, c’était horrible. Une petite photo devant les bâches du Semi comme l’année dernière, la boucle est bouclée, on se donne RDV en 2018 pour un nouveau RP ! Jamais 2 sans 3 comme on dit.

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Morte de froid mais aux anges, je retourne au Chalet retrouver la Team Élite. Super contente de constatée que je ne suis pas la seule à avoir fait un beau RP, tout le monde se félicite. Le brunch de luxe qui nous attend est bien mérité ! Mais avant, je pars avec les filles me sécher et me changer. Je me félicite d’avoir pris une tenue complète de rechange, et plusieurs pulls.

Je regarde enfin mon portable, et ouvre les messages de mes parents. Ils me félicitent pour mon temps de 1h35’34 ! Je suis trop contente de l’apprendre par eux, qui sont allés voir sur le site ! J’ai aussi reçu un SMS du Fitbit semi. C’est officiel, mon nouveau temps sur semi, c’est 1h35’34 ! Je n’en reviens pas, et je suis vraiment contente !

En 2016, j’avais fait 1h39’52 sur le Fitbit semi de Paris, puis 1h37’21 sur celui de Nantes en avril. Je n’en avais pas refait en mode « compétition » depuis, mais j’avais fait 1h36 sur les 20 KM de Paris en octobre. Une belle revanche et victoire personnelle !

On peut vraiment fêter ça, et je commence par une crêpe au Nutella, puis une bière et un burger. Avec les copains de la Team Élite et de Sentier, on a bien arrosé nos victoires d’ailleurs, jusqu’à 15h au brunch, puis 19h dans un bar. Un beau post race !

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Préparer cette course avec la Team Élite adidas fut vraiment une sacrée expérience. Je reviendrais dessus plus en détail dans un prochain article, mais heureusement que j’étais obligée de faire des séances de fractionné durant les entraînements à l’INSEP, car c’est à peu près les seules que j’ai faites de toute ma prépa. Et même si 3 fractio en 3 mois, c’est pas grand chose, c’est mieux que rien ! J’ai surtout pu m’entraîner avec des filles bien plus rapides et endurantes que moi, et ça, ça apporte beaucoup. On se dit qu’on a encore du boulot ! Et puis je me suis fait des copains et des copines avec qui courir et faire la fête : le Top ! Merci adidas !

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Merci aussi à vous tous pour vos encouragements, heureusement que vous croyez un peu plus en moi que moi ! J’y ai pensé pendant la course. Et merci aussi à mon lièvre, car toute seule, j’aurais jeté l’éponge au 12ème KM je pense. Bref, malgré la pluie, le froid, le vent, le manque d’ambiance sur le parcours – merci à eux qui se sont déplacés et aux bénévoles, l’absence d’abricot sec, c’était une belle course. Une peu humide, mais avec du recul, cool quand même.

Bravo à tous pour vos temps, et même de l’avoir fini, parce qu’il fallait s’accrocher ! Je reviens vite avec un article sur la Team Élite adidas.

Des bisous mouillés, Mathilde ❤️

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